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23 mai 2011

Interview de Sylvain Richard, illustre inconnu SEO

Encore une interview SEO, et c'est Sylvain Richard d'AxeNet qui s'y colle...


Bonjour Sylvain, je te propose une tribune sur notre blog car tu es novice en référencement. Et c'est compliqué de se faire un nom dans cet univers de plus en plus concurrentiel. Peux-tu te présenter...


Bonjour Philippe,

Va te faire un nom quand tu portes le mien. " Sylvain Richard ", c'est plus de 5 millions de réponses dans Google. On y trouve de tout, des champions de skate, des jockeys, des chirurgiens, et tout ce petit monde publie des tas de trucs et fait des choses incroyables.

J'ai d'ailleurs un long procès en cours avec mes parents et une demande de modification à l'état civil  qui traine, mais bon, passons là-dessus.

Tout cela pour dire que ce n'est pas facile tous les jours et je te remercie de donner la parole au jeune référenceur que je suis.

En deux mots, j'ai créé une société de nettoyage agence web du nom de AxeNet, et nous essayons de tirer notre épingle de la motte de foin. La particularité contrairement à beaucoup d'agences, c'est que nous maitrisons totalement les arcanes de la balise Title.  Quand on pense que certains en sont encore à la meta keywords, on voit l'extraordinaire chemin parcouru en très peu de temps par nos experts.

Tu as du mal à promouvoir ton blog, qui stagne dans les bas-fonds du classement Wikio, pas trop compliqué de suivre scrupuleusement les guidelines Google ?


C'est sans doute une erreur de jeunesse qui m'a fait inscrire le blog AxeNet dans la catégorie " cuisine ". Mais entre nous, le SEO, c'est quand même une sacrée tambouille.  Cela m'a donc paru logique.

Pour le suivi des guidelines de Google, nous avons un truc, un traducteur de langue de bois développé en interne par l'un de nos meilleurs ingénieurs. Ceci nous permet de respecter à la lettre les pensées les plus secrètes de Matt Cutts. D'ailleurs, cet outil nous a permis de découvrir des choses inavouables. Elles nous servent de monnaie d'échange avec Matt dont les patrons ne souhaitent pas prendre la place de DSK dans les médias.

C'est un apport non négligeable pour l'amélioration de nos positions.

Par contre, je souhaiterai porter réclamation auprès de ton associé et fournisseur du Baume Référencement. Trop de ruptures de stock sur ce produit à forte valeur ajoutée. Et oui, grâce au Baume, nous facturons des premières positions Google sur poker, pilules bleues... à des tarifs défiants toute concurrence.

Tu sais, nous n'avons fait que réaliser le site de la société Pipotron. Comme tu t'en doutes, ils se sont chargés eux-même de leur référencement. Je ne suis donc pas en mesure de t'appuyer concernant l'approvisionnement en baume et lotion.

Je comprends bien que tu puisses être gêné par le fait de ne plus recevoir d'échantillons bleus gratuits de la part de tes clients mécontents, mais malheureusement, je suis totalement impuissant... comme toi... pour faire accélérer leur rythme de production.

Utilises-tu des techniques BlackHat pour tenter de booster tes positions ?


Notre faible niveau d'anglais initial nous a fait nous fourvoyer longtemps dans la recherche du " bla " (communauté malienne) et " cat " (le félin).  Nos expériences nous ont fait radier de la SPA, et madame Demba ne veut plus entendre parler de nous.

Quoi qu'il en soit, nous connaissons personnellement (l'ami du beau-frère du stagiaire de notre poissonnier)  un chapelier auprès de qui nous pensons pouvoir nous approvisionner en chapeau noirs faits main. Je ne te raconte pas comment ça va décoiffer quand on va s'y mettre. J'ai entendu dire qu'un certain tigre et un 512 tremblent déjà.

L'algo Panda, c'est comme une b*te de 30 cm, tout le monde en parle mais personne ne l'a jamais vu ?


Je te ferai rencontrer les chercheurs du baume référencement, tu verras, eux, ils en ont vu...

Je crois d'ailleurs qu'un nouveau marché pourrait s'ouvrir à eux, bien plus rentable que le référencement 100% garanti.

Pour revenir au Panda, c'est à mon avis la meilleure chose qui soit arrivée aux agences en mal de clients. Tout comme vous j'imagine, je reçois trois mails par jour pour me vendre des services qui me permettront de rendre nos sites plus résistants au mangeur de bambous. Panda aura donc permis à des zigotos de faire du chiffre en attendant son arrivée.

Et puis comme tu dis, pour le moment, Panda n'a sévi que chez les anglophones. En Gaule France, qui vivra verra.


Ta conclusion...


Euh..</body> ?


Le jeune padawan SEO sur Twitter

Sur la chèvrerie

Sexy Engine Optimization

Nous avons eu le plaisir de dialoguer avec la délicieuse SEO Factory Girl pour une interview débridée.

Bonjour Stéphanie, en guise de mise en bouche, effeuillons ton parcours en quelques mots...

J'ai su très tôt que j'aimais ça et que je voulais travailler dans ce milieu. Je cumulais en effet des atouts indéniables pour me démarquer et réussir : un profil 100% littéraire, jamais allumé un ordinateur avant l'âge de 20 ans, une passion presque dévorante pour le spider solitaire...bref, une geek.

Avec de telles prédispositions, je ne pouvais évidemment que cartonner ; c'est avec une petite expérience en rédaction et ma caramalette pour seul bagage que je me suis donc jetée à corps perdu dans l'aventure du Web, en 2005. Après un flirt très bref et très chaste avec AOL, j'ai atterri dans les bras -alors forts et puissants- de Yahoo! (Y!SM puis Search). Une belle histoire d'amour qui a duré 3 ans et qui m'a beaucoup apportée, sur le plan professionnel comme sur le plan humain.

C'est donc la mort dans l'âme que j'ai du y mettre fin, mais les roucoulades avec Microsoft devenaient trop fréquentes, c'était devenu carrément insupportable (on a sa fierté, quand même !) ; j'ai noyé quelques temps mon chagrin auprès d'agences de Com et découvert de nouveaux horizons, puis j'ai repris définitivement ma liberté en 2011 pour me consacrer exclusivement au référencement, comme freelance.


Le design de ton blog SEO Factory Girl est à ton image, glamour et sensuel, ça fonctionne pour séduire Google ?

Ça fonctionne même très bien, et sans efforts particuliers (je n'y peux vraiment rien si mon fond et ma forme sont tous les deux irrésistibles). Mais ne croyez pas pour autant que j'ai la victoire facile : Bing s'est également laissé prendre dans mes filets très vite, en se montrant particulièrement généreux les premiers temps ; mais en ce moment il me boude un peu, il a l'impression de se faire manipuler le bougre (et qui pourrait le blâmer ?). Quant à Yahoo!, je l'ai toujours mené à la baguette, mais ça fait longtemps qu'il n'a plus toute sa tête le pauvre (depuis que je l'ai quitté, le malheureux n'est clairement plus lui même). 


En fait, tu mènes une double vie. Le jour, tu est la fille du référencement bien sous tous rapports mais quand vient la nuit, les démons du Black Hat prennent possession de ton corps. Tu utilises alors tes charmes et des sex-toys aux noms étranges tels Xrumer, Senuke X et Fuck Submitter pour dominer les SERP's.

On vous aura mal renseigné cher ami : j'aime le White Hat expert, le vrai, celui qui prend le temps de comprendre mes besoins et de faire décoller mes positions ; celui qui met du coeur à l'ouvrage et qui sait se servir de ses mains ; un White qui ne me laissera pas tomber à la première update Google venue ; bref, un White solide, sur qui on peut compter aujourd'hui comme demain. Un besogneux sûr de ses aptitudes à me faire ranker, quoi.

Je ne refuse pas pour autant un petit coup de Scrapebox de temps à autre pour ranker plus vite, mais jamais avec mes clients -ou alors toujours d'une main très délicate.

Certains diront que cette vision du référencement est trop romantique, mais c'est certainement parce qu'ils s'y prennent mal. Pour moi, le plaisir est incomparable.


Brigitte Bardot du SEO, tu es sensible à la protection des animaux, ton avis sur le Panda.

Je pense que je n'en peux plus de l'attendre ! Je ne m'en fais pas particulièrement, mais comme tout le monde j'aimerai bien savoir sur quel pied danser pour mes prospects les plus à risque (ça m'étonnerait que l'excuse « c'est pas moi c'est l'algo » fonctionne très bien, même si ça fait partie du jeu). Pour en savoir plus, vous pouvez toujours consulter mon article « Le coup du Panda » sur Factory.

Avec tes yeux de biche, quel regard portes-tu sur l'évolution du métier de référenceur. Des expériences innovantes à nous suggérer, des petits secrets à nous susurrer à l'oreille...

Le métier évolue en permanence, et tend forcément à se complexifier (aussi bien au niveau des taches que de la diversité de ces tâches). C'est une bonne chose car cela nous rend de plus en plus incontournables et ça crédibilise davantage la profession, qui en a encore bien besoin à mon sens.

Dans cette optique, je trouve la démocratisation des pratiques Black Hat assez dommageable -n'y voyez aucune attaque à l'encontre des BH, ils en faut de toute façon, mais n'est pas BH qui veut.

Quoi qu'il en soit, les référenceurs ont clairement de beaux jours devant eux, et l'arrivée de Bing dans la partie devrait rendre le jeu encore plus intéressant dans les années à venir (en tout cas je l'espère).

Question expérience innovante, au risque de me faire jeter des pierres j'aime à vanter les mérites d'un site bien conçu et d'un joli contenu bien optimisé avant toute chose. Je sais qu'on vit dans l'ère du lien-tout-puissant, mais franchement, c'est 75% du travail dans bien des cas. Pas très innovant vous me direz, mais dans le contexte actuel dire que le contenu est roi, c'est carrément avant-gardiste (aiiie !!! Qui c'est qui vient de me lancer un caillou ??!)

Quant à mes petits secrets...J'en ai quelques-uns forcément, mais pour les connaître il  faut me faire boire.


Pour conclure, nous te laissons carte blanche pour te dévoiler, te mettre à nu...

Je suis beaucoup plus prude que ce que vous vous imaginez...

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1 mai 2011

Interview exclusive du Docteur Enfoirus

A l'agence, nous sommes fan du Docteur Enfoirus, l'éminent stratège des médias sociaux depuis 300 ans.

Nous vous livrons cette interview réalisée par notre stagiaire en Webmarketing option Pipotage numérique dans une crypte située à la frontière moldave.


Dr Enfoirus, vous êtes le pape du social marketing, pouvez-vous nous présenter votre blog ainsi que votre expertise.

Pape est un grand mot, mélange de relents salvateurs, de clous rouillés et d’obscurs cantiques. Disons qu'avec mon acolyte nous serions plutôt dans le satanisme au sens premier du terme : « L’adversaire », pourfendeurs d'une vérité qui n'a jusque là pas éclatée. C'est le but d'Acta Diurna, présenter la réalité taciturne que peu de gens osent aborder, le vrai sens des médias sociaux. Nous sommes des briseurs de chimères, des chasseurs d'illusions fantasmagoriques, nous cherchons à appréhender l’effroyable nébuleuse humaine définie par l’ignominie et non par des ours en peluche chatoyants qui arborent un arc en ciel sur le ventre.

Aujourd'hui, de nombreuses créatures asservies à l’amour incommensurable ont ancré l’inconcevable idée dans le crâne consumériste des agences conseil et des entreprises, de s’engager sur des chemins orientés éthique et transparence, là où il faut être vil et sans pitié. Nous proposons de sortir de la jungle aseptisée ou tout le monde il est gentil pour entrer dans le monde réel fait de coups bas, de duperie et de machiavélisme. Le consommateur est aussi intelligent qu'une huite, à vous de trouver des subterfuges pour extraire son intention d'achat, sa perle rare.

Notre Community Manager a tenté de séduire la Community Manager de la société dWého via Twitter. Ce genre de comportement peut-il nuire à notre réputation ? Quelles solutions préconisez vous ?

Tout dépend s’il a parlé en votre nom. En ce cas, votre stagiaire doit être réprimandé comme il se doit. A Acta Diurna, nous utilisons la Vierge de Fer qui laisse quelques traces mais remet le maraud dans le droit chemin. Au niveau de votre réputation, veillez à faire disparaitre les traces de cette infamie puis vous pourrez vous venger en lui causant beaucoup de tort lors du rapport de stage. Nous aimons personnellement appeler l’établissement pour mettre la pression sur sa scolarité et le forcer à l’expulsion.

Après les jeunes stagiaires, les retraités ne sont-ils pas l'avenir du Community Management ?

Le problème des retraités réside dans leur incontinence chronique et leur nature même qui pourrait vite assoir une odeur nauséabonde à votre agence, mélange d'effluves médicamenteux, d'urine et de suppositoire moisi. Un autre point négatif pour eux est leur fâcheuse tendance à être l'apanage d’Alzheimer. Votre compte Twitter pourrait vite se transformer en une boucle infinie, en un magnifique spam recrachant une information indéfiniment. Enfin, les retraités en été comme en hiver sont vivement déconseillés, vous risqueriez de perdre beaucoup de main d’œuvre ou de sacrifier votre facture d’électricité dans des bacs à glaçon ou des ventilateurs.


Vous êtes un visionnaire, comment imaginez-vous l'évolution des médias sociaux dans 50 ans ?

Dans 50 ans, il n'y aura plus de médias sociaux car les hommes ne seront plus, ou du moins l’humanité dans leur regard se sera effacée. La basse classe prolétarienne aura eut raison du capitalisme, plongeant le monde dans océan de ténèbres où les mers déchainées de vagues dictatoriales s’écraseront sur les falaises de la consommation. La révolution viendra d’êtres dégénérés élevés dans le berceau de la folie qui prendront le pouvoir, réduisant vos futures générations à la damnation dans des égouts écarlates.

La révolution des objets telle qu’elle est souvent évoquée ne sera qu’une douce illusion par rapport au dictat que ces êtres dégénérés vous infligeront, votre réseau sera votre raison, chaque neurone de votre cerveau donnant naissance à un morceau de folie constitué en une communauté : vous serrez tous des schizophrènes en puissance et les objets sembleront vous parler alors qu’il n’en sera rien.


Votre avis sur toutes ces agences de "marketing relationnel, conversationnel..." qui fleurissent depuis 2/3 ans, alors que vous maitrisez le sujet depuis 3 siècles.

Qu’elles continuent à vendre du rêve, le jour où les humains ouvriront les yeux, qu’ils verront les murs se décrépir, le ciel se zébrer de menaçantes foudres divines, les arcs en ciels pleurer des litres de sang, ils comprendront qu’ils ont été dupé, que le monde n’est pas tout rose et que les abysses de la folie humaine se cachent derrière chaque mur qu’ils ont bâtit.

 

A Acta Diurna, nous œuvrons pour que les ténèbres ne se drapent pas dans le manteau de l’indécente pureté et mettons les agences et les entreprises face à leurs responsabilités. Il faut aller jusqu’au bout, mettre en place des stratagèmes écrasant le pédant consommateur pour n’en faire qu’un être amorphe prêt à casser son plan d’épargne pour acheter un objet dont il ne saura trouver l’utilité.


Pour conclure...

Ceci n’est pas un cauchemar, nous sommes là, et pour des siècles encore.

29 avril 2011

Laurent Bourrelly, le hardeur du SEO !

Le SEO se démocratise en France et nous avons eu le plaisir d'échanger avec Laurent Bourrelly, la rockstar du référencement, pour une interview sans concession !

 

+ Laurent, peux-tu te présenter ton activité en quelques mots : ton parcours, ta société, depuis quand exerces-tu...

Je me positionne en tant que consultant en référencement; c'est-à-dire que mon rôle se situe strictement comme conseil pour les entreprises et organisations qui souhaitent performer en référencement naturel.

Le choix de faire uniquement du conseil tient au fait que je bosse aussi sur mes propres synergies Web. Etre efficace sur le plan opérationnel pour les autres et pour moi-même ne serait pas viable. En général, je peux m'impliquer seulement pour un ou deux clients par an en actionnant moi-même les leviers.

Mon parcours est assez atypique comme la plupart des professionnels du Web. J'ai grandi en France, mais j'ai eu la chance de faire mes études supérieures dans une université américaine (1990 - 1994). Mon cursus était Sciences Politiques. Ensuite, j'ai travaillé à New York dans la communication et le marketing; jusqu'en 1997 où un douanier m'a empêché de rentrer dans le pays puisque ça faisait deux années que je vivais sur place sans visa. Comme beaucoup, je faisais des allers retours tous les 3 mois sur un visa de tourisme.

Pourtant, Internet était dans mon collimateur depuis toujours. Je disposais d'un accès au réseau pendant mes études et j'ai eu une  connexion Internet dès 1994. Le médian me fascinait et j'entrevoyais d'énormes possibilités, mais je pense aussi qu'il ne faut pas être en avance ni en retard dans le business. Du coup, j'étais occupé à d'autres choses tout autant fascinantes en attendant d'être pile à l'heure. Ca me semble même assez étrange de voir certains qui sont dans le business depuis la fin des années 90.

En 2003, l'oncle de ma femme me demande si je peux construire le site Web de son agence immobilière. Faut dire que j'avais la réputation d'un techos passionné d'informatique (aujourd'hui, je possède une collection de plus de 50 ordinateurs vintage - surtout Apple). Je n'avais jamais réalisé de site, mais j'ai appris sur le tas et ensuite tout s'est enchaîné très vite. Pendant quelques mois, j'ai fait des sites Web pour des clients, puis est arrivé le concours de référencement historique "mangeur de cigogne".

Ce n'est pas réellement ma 3ème place qui fût la révélation, mais plutôt les étroites amitiés tissées pendant le concours et un autre aspect plus irrationnel. Pendant les 3 mois du concours, nous étions quelques uns à se réunir chaque nuit, au moment où Google effectuait son refresh sur tous ses datacenters pour calculer le positionnement du lendemain. Nous faisions nos actions la journée, pour monter ou faire tomber les autres, puis nous auscultions les effets la nuit. Après 3 mois de ce traitement, il se passe quelque chose d'assez surnaturel puisque tu t'imprègnes de l'algorithme. Sans avoir besoin de mettre à plat la formule mathématique, tu arrives à comprendre les mécanismes et surtout anticiper les attentes du moteur. Par dessus tout, tu arrives à assimiler l'indispensable ligne jaune qui détermine la limite entre des actions qui seront assez puissantes pour engendrer un effet positif, tout en appréhendant lorsque tu "pousses" trop loin.


+ Tel le JL Mélanchon de la sphère SEO, tes prises de position sans concession sont entrées dans la légende ! C'est une marque de fabrique ?

Je ne sais pas si c'est une marque de fabrique, mais c'est naturel. Ce qui n'est pas forcément le cas pour une personnalité politique...

Parfois, c'est un peu Don Quichotte contre les moulins à vent, mais j'ai sans doute l'envie de faire passer un message lorsque je vois quelque chose qui ne tourne pas rond. Sinon, je sais aussi changer d'avis lorsqu'on arrive à me persuader. Cela aussi fait partie de ma manière de fonctionner; ne jamais être arrêté sur des acquis.


+ Tu ne supportes pas les techniques BH (Basse Hypocrisie) de certaines agences et le double discours de certains de tes confrères ?

Voilà tu as tout compris! Les pratiques bordelines ne me posent pas de problème, mais les hypocrites qui annoncent blanc par devant pour dire noir par derrière.

Le référencement n'est pas du tout le seul secteur où la langue de bois et l'hypocrisie sont monnaie courante, mais j'ose m'offusquer puisque c'est ma juridiction.

A une époque, je partais en croisade contre tous les maux de notre société, notamment au travers de mon blog Adicie.com, mais il suffit de regarder la date du dernier billet posté pour comprendre que j'arrête de me prendre la tête avec tout ce qui me dérange.


+ Hardeur du SEO, tu prônes l'utilisation des pilules bleues et le dopage pour booster les sites internet ! Black Hat forever ?

Prendre la pilule bleue en toute connaissance de la notice d'utilisation et des contre-indications. C'est marrant qu'on m'assimile au Black Hat car je ne me revendique pas du côté obscur de La Force.

En fait, je ne me retrouve plus trop dans la nouvelle génération qui se contente de savoir configurer un Xrumer ou LFE. Le spirit hacker d'antan est plus mon leitmotiv que spammer à tout va pour le simple objectif de générer du chiffre d'affaires.


+ Que réponds-tu à un prospect qui souhaite être positionné en première page de Google sur un mot clé ultra-concurrentiel avec un budget de 5000 € ?

Que je peux lui montrer comment faire pour cette somme, mais il va falloir qu'il s'attelle au boulot lui-même.

Tout ce que je peux faire en tant que consultant est de montrer comme éviter les chemins de traverses pour suivre la stratégie la plus limpide qui soit afin d'arriver à des objectifs performants et pérennes. On peut déjà bosser ensemble pour moins de la moitié de cette somme. J'ai mis en place certaines prestations qui permettent de faire le tour de la question pour une somme tout à fait raisonnable.

Bien sûr, ce n'est qu'un premier round, mais c'est suffisant pour arriver à ses objectifs principaux. Ensuite, on peut toujours continuer pour franchir des paliers supplémentaires. Si tu veux que je mette la main à la pâte pour toi, il faut clairement ajouter au minimum un zéro. Pareil s'il faut s'atteler à produire des audits écrits et autres documents qui prennent du temps à rédiger.

Finalement, je reste très bon marché puisque j'habite en Andorre où je n'ai pas les mêmes charges que vous autres français. En plus, une heure de conseil est véritablement remplie d'éléments concrets qui vont faire la différence. Même si je prends comme tarif de base 150€ de l'heure, on peut voir tout ce qu'il faut en une dizaine d'heures.


+ Qui sont tes clients ? as-tu vécu des situations ubuesques ? des anecdotes à nous faire partager ?

Ce qui me fait continuer à prendre le rôle de consultant, plutôt que m'occuper uniquement de mes propres sites, se rapporte à la variété de projets que j'ai approché.

Par exemple, en sous-traitant pour des agences, j'accèdes à des gros players du Web, des sociétés du CAC 40 ou des administrations, etc. Il y a tout un processus dans lequel je représente uniquement un petit maillon, mais c'est assez Kafkaïen ou ubuesque de voir passer 10 PowerPoint et 50 validations par 20 personnes différentes pour changer une balise TITLE. La valeur ajoutée existe pour ce type de clients, mais l'échelle des valeurs n'est pas la même que pour le commun des sites Web commerciaux.

Le client que je gère en direct sera plutôt un pure player, une PME ou même un individuel. La relation est beaucoup plus proche et on fait un bout de route ensemble pendant plus longtemps.

+ Que penses-tu de la décision de Google de modifier ses algorithmes pour l'Europe en réponse à l’enquête anti-trust (position dominante) de l’UE ?

Il me semble que les propos d'Eric Schmidt ont été pris hors du contexte dans ce cas précis. Google considère changer son algorithme, mais n'aurait pas pris la décision.

Puis en fait, si jamais le moteur modifie effectivement quelque chose, il ne dévoilera jamais en quoi ces modifications consistent précisément.

Globalement, on ne peut que subir ces évolutions. C'est la loi du capitalisme comme l'évoque Julien dans son billet sur Panda.


+ Le mot de la fin...

Faut pas voir les choses comme ça, mais plutôt comme le mot du début. Tu sais, le truc du verre à moitié plein, blabla...

Tes questions étaient vraiment sympathiques. Merci d'avoir pensé à moi pour bafouiller chez toi.

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28 février 2011

Interview (Pink) SEO de Marie

Honneur à la gent féminine pour l'inauguration de notre nouvelle rubrique Interview avec Marie, rédactrice du blog Pink Seo.


1) Quelques mots pour te présenter, ton activité, tes clients, tes domaines d'intervention...

Bonjour, je m'appelle Marie Pourreyron et je traîne ma souris sur le web depuis 1996. Je fais du référencement et m'occupe de la visibilité de sites web à mon compte depuis 2002. J'aide mes clients à être visibles sur le web et accompagne les entreprises dans ce travail de longue haleine.


2) Ta vision de l'optimisation de la visibilité online, et les évolutions à venir ?

Pour rendre un site visible sur le web, il faut travailler au minimum 3 leviers : un site techniquement accessible aux moteurs de recherche, un contenu et une optimisation en adéquation avec son contenu et les requêtes des internautes et enfin la recherche de liens ou affichage partout où il est possible sur le web.

Que ce soit des plateformes d'hébergement de vidéos, photos, cartes mais aussi des annuaires, des sites partenaires ou complémentaires, des communiqués de presse, etc... Il faut être partout !


3) Râler pour faire du buzz ! cf certains billets sur ton blog Pink SEO... pure stratégie ?


Pink Seo
est un peu mon espace de liberté où je poste ce qui me fait plaisir ou ce qui me fait râler. Je suis une grande râleuse mais je ne suis pas méchante pour autant et encore moins gratuitement.

Il y a plusieurs années j'ai vu un psy pour des problèmes de peau (dont les dermatos disaient que c'était psychosomatique) et il m'a été donné le conseil de dire ce que je pensais plutôt que de le garder pour moi. Entre temps les médecins ont découvert que mes problèmes étaient allergiques mais c'était trop tard, j'avais pris goût à dire ce que je pensais ;)


4) Tu prônes le référencement éthique, le rose est ta couleur préférée mais avoue-le, tu adores les techniques Black Hat !


Si je blog sous le nom de Pink Seo c'était d'avantage un clin d'oeil à mon statut de femme dans le référencement. Entre nous je déteste la couleur rose. J'aime beaucoup le blanc mais ça ne paye pas toujours.

Quant au noir, c'est efficace mais il faut être prudent et ne pas se faire attraper ;) Je vois le référencement comme un jeu où on ne connait pas les règles exactes (et dont les règles peuvent changer du jour au lendemain sans que nous soyons prévenus) et où il faut tenter de gagner quand même. Si Google était le chat, les référenceurs pourraient être la souris. Quant à l'éthique, le référencement ne peut pas l'être, c'est même contradictoire. Je l'applique d'avantage sur la sélection des thématiques que je travaille.


5) La pédagogie SEO via la vidéo avec R. Bigot : quels retours ? quels impacts en termes de notoriété et de VSO (Video Search Optimisation) ?


Entre nous je ne suis pas à l'aise sur les vidéos et ça se voit ! Mais comme il faut être partout, je me suis lancée dans l'aventure encore une fois. La vidéo est d'avantage une réponse à ceux qui ont une mémoire visuelle et auditive et pour qui, la lecture de posts fleuves peut être un frein.

C'est donc une autre manière de véhiculer ma pensée. Et puis il ne faut pas non plus se mentir, les internautes aiment les vidéos et ce n'est pas parce que je n'en regarde quasi jamais que ça ne peut pas plaire aux visiteurs. Les retours sont plutôt encourageants et nous touchons vraiment une autre cible donc c'est intéressant.


6) Tu pratiques le SMO (Sado Maso Optimization) en tenue cuir et latex. Raconte-nous !


J'utilise le fouet pour résoudre les problèmes techniques. Le latex est un moyen de séduire et d'obtenir des liens sur d'autres sites :)

Plus sérieusement j'ai décidé d'être moi-même sur mon blog et les réseaux sociaux. Les clients signent donc en connaissance de cause.


7) Quelques anecdotes croustillantes à nous mettre sous la dent ?

Des anecdotes, j'en ai, des croustillantes peut-être pas. Mais je peux par exemple citer ce client qui, après de longs mois de travail avait obtenu un sitelink sur une expression clef phare dans son domaine d'activité et qui m'a demandé de retirer ce sitelink qui selon lui nuisait à son référencement et de transformer sa balise title et sa meta description en une succession de mots clefs, plus pertinent selon lui...

Et cet autre client, très bien référencé après plus de 12 mois de travail acharné, qui a fait effectuer une refonte de son site sans me prévenir pour avoir un site full flash et qui a perdu la majorité de son trafic en quelques semaines, m'a fait rajouter par la suite une ligne dans mes conditions générales de vente ... et encore je ne parle pas de ceux qui, avec un budget de 150 €, veulent dépasser Amazon ou Ebay ;)


8) De nouveaux projets en vue, vas-tu sortir des petits lapins blancs de ton chapeau noir (ou vice-versa) pour l'année 2011 ?

Si 2010 a été l'année où je me suis mise à bloguer régulièrement, je n'ai pas vraiment de projets pour 2011, peut-être tenter de réduire ma todolist et faire en sorte que chaque prestation soit passionnante ?

Dans tous les cas, j'ai bien des projets mais comme je suis un peu superstitieuse, je les garde secrets au fond de mon chapeau pour le moment ;)

Merci Marie de nous avoir consacré ces quelques minutes et à très bientôt !