Nous avons eu le plaisir de dialoguer avec la délicieuse SEO Factory Girl pour une interview débridée.

Bonjour Stéphanie, en guise de mise en bouche, effeuillons ton parcours en quelques mots...

J'ai su très tôt que j'aimais ça et que je voulais travailler dans ce milieu. Je cumulais en effet des atouts indéniables pour me démarquer et réussir : un profil 100% littéraire, jamais allumé un ordinateur avant l'âge de 20 ans, une passion presque dévorante pour le spider solitaire...bref, une geek.

Avec de telles prédispositions, je ne pouvais évidemment que cartonner ; c'est avec une petite expérience en rédaction et ma caramalette pour seul bagage que je me suis donc jetée à corps perdu dans l'aventure du Web, en 2005. Après un flirt très bref et très chaste avec AOL, j'ai atterri dans les bras -alors forts et puissants- de Yahoo! (Y!SM puis Search). Une belle histoire d'amour qui a duré 3 ans et qui m'a beaucoup apportée, sur le plan professionnel comme sur le plan humain.

C'est donc la mort dans l'âme que j'ai du y mettre fin, mais les roucoulades avec Microsoft devenaient trop fréquentes, c'était devenu carrément insupportable (on a sa fierté, quand même !) ; j'ai noyé quelques temps mon chagrin auprès d'agences de Com et découvert de nouveaux horizons, puis j'ai repris définitivement ma liberté en 2011 pour me consacrer exclusivement au référencement, comme freelance.


Le design de ton blog SEO Factory Girl est à ton image, glamour et sensuel, ça fonctionne pour séduire Google ?

Ça fonctionne même très bien, et sans efforts particuliers (je n'y peux vraiment rien si mon fond et ma forme sont tous les deux irrésistibles). Mais ne croyez pas pour autant que j'ai la victoire facile : Bing s'est également laissé prendre dans mes filets très vite, en se montrant particulièrement généreux les premiers temps ; mais en ce moment il me boude un peu, il a l'impression de se faire manipuler le bougre (et qui pourrait le blâmer ?). Quant à Yahoo!, je l'ai toujours mené à la baguette, mais ça fait longtemps qu'il n'a plus toute sa tête le pauvre (depuis que je l'ai quitté, le malheureux n'est clairement plus lui même). 


En fait, tu mènes une double vie. Le jour, tu est la fille du référencement bien sous tous rapports mais quand vient la nuit, les démons du Black Hat prennent possession de ton corps. Tu utilises alors tes charmes et des sex-toys aux noms étranges tels Xrumer, Senuke X et Fuck Submitter pour dominer les SERP's.

On vous aura mal renseigné cher ami : j'aime le White Hat expert, le vrai, celui qui prend le temps de comprendre mes besoins et de faire décoller mes positions ; celui qui met du coeur à l'ouvrage et qui sait se servir de ses mains ; un White qui ne me laissera pas tomber à la première update Google venue ; bref, un White solide, sur qui on peut compter aujourd'hui comme demain. Un besogneux sûr de ses aptitudes à me faire ranker, quoi.

Je ne refuse pas pour autant un petit coup de Scrapebox de temps à autre pour ranker plus vite, mais jamais avec mes clients -ou alors toujours d'une main très délicate.

Certains diront que cette vision du référencement est trop romantique, mais c'est certainement parce qu'ils s'y prennent mal. Pour moi, le plaisir est incomparable.


Brigitte Bardot du SEO, tu es sensible à la protection des animaux, ton avis sur le Panda.

Je pense que je n'en peux plus de l'attendre ! Je ne m'en fais pas particulièrement, mais comme tout le monde j'aimerai bien savoir sur quel pied danser pour mes prospects les plus à risque (ça m'étonnerait que l'excuse « c'est pas moi c'est l'algo » fonctionne très bien, même si ça fait partie du jeu). Pour en savoir plus, vous pouvez toujours consulter mon article « Le coup du Panda » sur Factory.

Avec tes yeux de biche, quel regard portes-tu sur l'évolution du métier de référenceur. Des expériences innovantes à nous suggérer, des petits secrets à nous susurrer à l'oreille...

Le métier évolue en permanence, et tend forcément à se complexifier (aussi bien au niveau des taches que de la diversité de ces tâches). C'est une bonne chose car cela nous rend de plus en plus incontournables et ça crédibilise davantage la profession, qui en a encore bien besoin à mon sens.

Dans cette optique, je trouve la démocratisation des pratiques Black Hat assez dommageable -n'y voyez aucune attaque à l'encontre des BH, ils en faut de toute façon, mais n'est pas BH qui veut.

Quoi qu'il en soit, les référenceurs ont clairement de beaux jours devant eux, et l'arrivée de Bing dans la partie devrait rendre le jeu encore plus intéressant dans les années à venir (en tout cas je l'espère).

Question expérience innovante, au risque de me faire jeter des pierres j'aime à vanter les mérites d'un site bien conçu et d'un joli contenu bien optimisé avant toute chose. Je sais qu'on vit dans l'ère du lien-tout-puissant, mais franchement, c'est 75% du travail dans bien des cas. Pas très innovant vous me direz, mais dans le contexte actuel dire que le contenu est roi, c'est carrément avant-gardiste (aiiie !!! Qui c'est qui vient de me lancer un caillou ??!)

Quant à mes petits secrets...J'en ai quelques-uns forcément, mais pour les connaître il  faut me faire boire.


Pour conclure, nous te laissons carte blanche pour te dévoiler, te mettre à nu...

Je suis beaucoup plus prude que ce que vous vous imaginez...

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